Bonjour et Welcome

sur ce blog dédié au 7ème art.

 

 

 

 

 

SHERLOCK HOLMES

Elémentaire

mon cher Ritchie! 

 

 

Guy Ritchie n’est jamais aussi bon, aussi bien inspiré que quand il réalise une aventure de Holmes. Ce constat s’était déjà imposé en 2010 lorsque le grand public accueillît avec enthousiasme le 1er volet d’une franchise s’annonçant lucrative. Holmes avait rapporté 516 millions de dollars à travers le monde. L’enthousiasme se lisait donc sur les visages des producteurs et des spectateurs surtout, ravis par le duo Robert Donney junior – Jude Law dans la défroque des célèbres Shelock Holmes et docteur Watson. Guy Ritchie avait su, tout en conservant l’esprit original des romans de Conan Doyle, apporter cette pointe de modernité dans la réalisation, dans l’enrobage. Et bien  figurez-vous que l’enthousiasme n’a pas faibli. C’est toujours avec bienveillance que l’on accueille ce deuxième numéro, et pour cause, pusique que la formule n’a pas changé ! On prend les mêmes ingrédients, les mêmes vedette et on recommence, sauf que cette fois, l’aventure est  sous titré en toute logique: jeux d’ombre, tant il est vrai que l’ombre de James Bond plane au dessus de Sherlock Holmes! Et pour cause, le détective privé loufoque, à l’œil aiguisé à qui rien n’échappe, rappelle par certains égards l’agent secret au service de Sa Majesté. Équipé de son seul et unique gadget Watson, Holmes va devoir éviter l'effondrement de l'occident, rien de moins, une mission à la James! La menace est bien réelle et Holmes devra  se débattre dans cette partie d’échec musclée, avancer à pas feutré pour démasquer l’impitoyable professeur Moriarty, excellent Jarred Harris, et l’affronter en un duel final aussi physique que cérébral.

 

 

Pour tout dire, dans cette nouvelle aventure, exit la magie noir et le tueur en série Lord Blackwood et vive le véritable géni du mal, le professeur Moriarty. On est en 1891, des attentats à la bombe à Strasbourg et à Vienne, attribués à des anarchistes ou à des nationalistes, font monter la tension entre la France et l'Allemagne. En Inde, un magnat du coton est ruiné par un scandale. En Chine, un trafiquant d'opium décède d'une overdose. Aux Etats-Unis, un baron de l'acier vient de mourir lui aussi. Tous ces événements n'ont aucun lien entre eux sauf pour Sherlock Holmes, qui a accumulé un faisceaux d’indices. Ses recherches l’ont conduit à suivre la  troublante et désarmante Miss Adler, qui finira empoisonnée. Le mystère s’épaissit pour Watson, pas tant pour Holmes qui sait déjà qu’il doit se rancarder auprès d’une voyante, Madame Simza, pour y voir plus clair. C’est au cours de l’enterrement de vie de garçon de Watson que la rencontre aura lieu. Et oui, Watson, au grand regret de Holmes se marie. Terminé leur complicité pense-t-il, mais ça n’empêchera pas les deux amis de se beurrer la tronche la veille du grand jour avant de prendre le premier train en partance pour Paris. C’est ici que mène la piste Simza, dans un camp de gitan, à Montreuil...

 

 

Avec son scénario limite incompréhensible, pour cause de rebondissements trop nombreux, ces nombreux pays visités,  cet humour so british et ses scènes d’action démesurés, ses combats au corps à corps au ralenti et en accéléré, ces explosions en cascade, ces balles perdues, ces grosses bertha, ces petites femmes bien belles, son méchant mégalomane et son héros peu ordinaire, ce JEUX D’OMBRE a plus d’un atout dans sa manche pour affoler le box office. Le film est bien parti pour exploser les recette du premier volume! Les spectateurs apprécient Robert Donney Junior. Il faut dire qu’il s’en donne à cœur joie en incarnant Holmes, ce héros peu ordinaire qui arbore une barbe de trois jours, avoue un net penchant pour l'alcool et un goût prononcé pour la bagarre. Il est étrange ce Holmes, Pour vivre dans un appartement débordant de plantes tropicales au milieu desquelles cohabitent une chèvre et un serpent, il faut être torud. Ce célibataire endurci à la misogynie parfaitement assumée mais aux penchants homosexuel non assumé (on peut se poser bien des questions quant à sa relation et son indéfectible amitié envers Watson) a également un petit faible pour les déguisements. Il adore se grimer en femme! Etrange, non? N’empêche que Holmes est un chasseur hors norme  partie à la pêche à la truite. Schubert n’a qu’à bien se tenir. Don Giovanni aussi. Oui, de l’opéra, Garnier ou non, de la grande musique, il y en a dans cette nouvelle partition réjouissante écrite et réalisée par Guy Ritchie, SHERLOCK HOLMES, JEUX D’OMBRE, un pure divertissement ou l’on n’a pas le temps de souffler, et encore moins celui de s’ennuyer, 2 heures de pure aventure.

 

 

 

 

 

 

CAFE DE FLORE

Attention, addition salée

 

 

C’est curieux comme la réalité a des résonances parfois avec la fiction. Regardez Vanessa Paradis qui risque de perdre son Jhonny Deep de compagnon pour cause de jalousie excessive. Je suis pas le roi du potin, mais je me suis laissé dire qu’elle avait fait une scène parce que Johnny voulait à tout prix jouer dans le prochain Tim Burton avec Eva Green. Et Vanessa a pété un plomb… enfin bref, Tout ça pour dire que la jalousie, et précisément le personnage campé par Vanessa Paradis bouffé par la jalousie est au cœur du film CAFE DE FLORE de jean Marc Vallée. Evidemment, on connaît la brasserie au moins de nom. Qui a déjà foulé le bitume du boulevard St Germain à Paris, au cœur du quartier de St Germain des Pré a forcément assis son cul sur une chaise en paille du célèbre café de Flore, le Rdv des artistes, devenus avec le temps, celui des bobos parisiens m’as-tu vu et des touristes asiatiques trop content d’immortaliser sur leur appareil photo la devanture et de repartir avec une tasse vendu hors de prix dans la boutique qui juxtapose l’établissement. Même si cet endroit possède une âme, Café de Flore, le film n’est dont pas un biopic sur ce lieu. On ne suivra pas la vie infernale d’un dessous de tasse . 

 

Que je vous dise que Café de Flore renvois plutôt à une chanson de Matthew Herbert. Il a composé un thème musical unique lien apparent entre deux histoires, deux destins, ceux racontés dans ce film de Jean Marc Vallée. C’est vrai qu’il faut attendre la toute dernière partie du métrage pour comprendre enfin le véritable lien entre ces deux films. Avant que tout ne s’éclaire, on est paumé, ballotté, perdu, trimballé entre deux époques, deux vies, deux pays, deux familles, deux films… oui, on va et vient dans le temps en permanence et on ne comprend rien. Notez que ce flou, ce manque de rationalité dans le montage devient très vite bien agréable. On cherche. On est actif. On envisage toutes sorte de possibilité. Il doit bien y avoir un personnage, un décors, un lieu, un lien entre Paris en 1969 et Montréal en 2011. Jean Marc Vallée qui s’ingénie à ne donner aucune clé de compréhension, nous sait désemparé. Ça lui plait certainement beaucoup de nous voir patauger. Et c’est vrai que c’est plaisant de se laisser porter par ces deux histoires jusqu’à ce qu’enfin...

 

 

Donc dans CAFE DE FLORE, on passe donc les ¾ du temps à aller et venir entre deux époques. On est tout d’abord en 2011. Un homme, charmant, dans la force de l’âge a tout pour être heureux, nous dit une voix off : une belle femme, deux beaux enfants, une belle bicoque, une belle piscine, un beau jardin, du fric, de la célébrité. C’est une sorte de David Guetta en goguette. Notre ami est sur le point de s’envoler pour une destination inconnue. Dans cette aéroport, il fait ses adieux à sa blonde, alors qu’une brunette se morfond dans son lit, seule. Les deux filles semblent tirer un peu la gueule à leur papa. La scène devient flou. Alors qu’il s’éloigne au ralenti, Jean Marc Vallée nous invite à un voyage qui sera tout sauf limpide, une aventure confuse, chahutée, tourmentée. Derrière ce fondu au flou, on se télé-porte en 1969 à Paris. Une jeune femme met au monde un bébé autiste. Elle se sépare de son mari et se dit prête à tous les sacrifices pour élever son enfant dans la dignité, l’éduquer, l’aimer et lui donner toutes les armes nécessaires pour qu’il puisse mener une vie la plus normale possible, comme tous les autres enfants de son âge. C’est son rêve. Elle s’y accroche. Elle sait aussi qu’en l’obligeant à lire, à écrire, en lui racontant des histoires, elle pourra prolonger son espérance de vie, une espérance qui ne dépasse généralement pas les 25 ans pour les autistes. Elle apporte son amour inconditionnel a cet enfant qui fait une fixette sur le 33T intitulé Music To Remember Her – Roman Candle Café de Flore. Il adore cette musique. Sans arrêt il demande à sa maman de faire tourner cette galette sur son pick up. Si ces deux là sont extrêmement complices, tout va basculer lorsque du haut de ses 7 ans, l’enfant tombe amoureux de Véronique une petite fille un peu retardé comme lui. Sa mère vit très mal la situation. D’une jalousie maladive, elle se sent dépossédée de son enfant et commence à péter les plombs au fur et à mesure que son fils lui échappe, ou plutôt que l’amour de son fils ne lui est plus uniquement destinée.

 

 

Pendant ce temps là en 2011, notre DJ à succès se débrouille comme il peut pour changer de vie. Il vient de plaquer sa femme, la mère de ses enfants. Et pourtant, ils se sont rencontrés à l’adolescence et se sont promis un amour éternel. Finalement, ils n’étaient pas les âmes sœurs qu’ils pensaient être. Abandonnée par son mari, cette femme ne parvient pas à se remettre de cette séparation. Mélancolique, en proie à des crises de somnambulisme, elle fait souvent un rêve étrange et pénétrant, celui d’un enfant, un monstre qui vient la hanter, un rêve dont elle ne saisi pas exactement les contours. Pourquoi ce cauchemar récurent ? Plongée dans un profond spleen, elle essaye de faire comme si, de vivre sans son mari qui lui a préféré cette jeunette, blonde et sublime. La plus grande de ses filles lui en veut terriblement. Elle refuse d'admettre sa crise avec c’te guidoune, comprenez cette salope de blondasse, cette pute qui a brisé la cellule familiale et l’entente joyeuse qui régnait. Le père a également de la peine à accepter que son fils foute son ménage en l’air. Lui-aussi lui reproche ses actes.

 

 

CAFE DE FLORE, un film emprunt d’une certaine poésie. Un peu trop long, il en déroutera plus d’un, notamment ceux et celles qui ne croient pas en l’irrationnel. Reste qu’en dehors de ça, il aborde un thème rarement vu au cinéma, l'autisme et la gestion de ces enfants dit attardé dans les années 60. Sans cette mère courage qui donne tout son amour à son fils, le gamin n’aurait aucune chance. Mais le film parle aussi d’amour, ce sentiment si fort, si puissant, si violent qu’il peut conduire à commettre un acte extrême lorsque l’on se sent déposséder de cet amour. Il y est question enfin de pardon, de compréhension et d’acceptation. La femme bafouée, trahie doit savoir s’effacer devant les forces de l’amour, lorsque la véritable âme sœur vous kidnappe celui que l’on croyait être le seul, l’unique amour de sa vie. Dire encore que Vanessa Paradis, vieillie et légèrement enlaidie pour le rôle s’est beaucoup investi et ça se voit. Sa prestation de mère courage est brillante. Dire enfin que la bande son du film finira d’emballer celles et ceux qui ont envie de découvrir un film qui sort un peu des sentiers battus.

 

 

 

 

 

BOTTLED LIFE

Pour étancher

votre soif de savoir 

 

 

BOTTLED LIFE commence comme une démo sur la chaîne de télé HD SUISSE. Vous savez, avec ce genre d’images somptueuses devant lesquelles on reste scotché, chez les revendeur d’écrans de télévision ! C’est beau la montagne, ces sommets, cette neige, cette verdure, ces cascades, cette eau pure qui coule sur les roches, cette brume, ces vues aérienne qui réconcilient immédiatement avec Dame nature, des fois que l’on soit un peu en froid avec elle. Et puis. directement derrière cette beauté et ces images apaisantes, Urs Schnell nous plante un première épée dans le dos ! Oubliez la douceur et vive la rudesse des propos de Peter Brabeck, grand manitou de Nestlé, entreprise multinationale qui dégage des bénéfices hallucinant grâce au commerce de l’eau. Et c’est là que les esprits chagrins commencent à s’interloquer, à se demander comment peut-on juxtaposer ces deux mots dans une même phrase : commerce et eau. L’eau n’est-elle pas une ressource fondamentale à laquelle chaque homme doit avoir accès librement et gratuitement? L’eau peut-elle être un gage de profit pour une société privée? A-t-on le droit de pomper une nappe phréatique et de vendre ensuite l’eau pompée? A qui appartient cette ressource? A qui appartiennent les nappes phréatiques? Voilà les questions centrales et fondamentales que se posent Urs Schnell dans son documentaire.

 

 

Le film tout passionnant soit-il n’en demeure pas moins une attaque à charge contre Nestlé, même si l’auteur s’en défend. Il faut dire que le service de communication de la multinationale n’a jamais répondu aux demandes de précisions et d’entretien que Urs Schnell a déposé. Pire que cela, on lui a signifié qu’il faisait le mauvais film au mauvais moment et que toutes les portes de Nestlé, de ces entreprises à travers le monde entier lui seraient fermées. L’entêté Urs Schnell n’a eut que faire de cet avertissement et il s’est lancé malgré tout avec un journaliste Res Gehriger dans son enquête. De toute façon, BOTTLED LIFE, Nestlé s’en fout. Mieux vaut rester silencieux que de répondre aux attaques. Aux moins, on n’alimente pas le débat et donc toute tentative de polémique est ainsi broyée dan l’œuf. Et la stratégie marche plutôt bien parce qu’en regardant le film, même si il évite le militantisme de base, même si on sent une démarche citoyenne honnête de la part du réalisateur et du journaliste, en tant que spectateur, la frustration grandi au fil du film et on reste sur sa soif.

 

 

Oui, Urs Schnell décrypte les manières de faire, parfois limite crapuleuses du géant silencieux, ce rapace comme le présente Maude Barlow dans le film, Maude Barlow une ex ponte de l’ONU chargée des questions de l’eau. La technique est bien rôdée, dit-elle. Nestlé traque les sources d’eau, installe ses puits et quand il n’y a plus rien à extraire, s’en va. Pour exploiter ces filons d’eau pure au nez et é la barbe des habitants, on rince les collectivités locales. On aide un école par ci, une association de pompier par là. On construit des routes. On exploite la moindre faille juridique qui permet à quiconque aux USA d’exploiter le sous sol. C’est le cas dans le Maine, un état rural ou les sources de profit pour Nestlé sont nombreuses. Ceux ci dit, les américains lambda commencent à se regrouper. Ils protestent et certaines voix se font entendre. Dans le film, on voit que ce combat de longue haleine commence à porter ces fruits. Les citoyens obtiennent gain de cause. Ils reprochent à Nestlé de commercer une eau potable, normalement accessible à tous en ouvrant son robinet. Ceci dit, Urs Schnell dans BOTTLED LIFE va encore plus loin. Une fois son enquête achevée sur les terres de l’Oncle Sam, il se rend au Pakistan ou au Nigéria pour raconter la success story incroyable de Pure Life, l’eau en bouteille la plus vendue au monde. En fait, Nestlé s’installe toujours dans des zones ultra polluées ou le réseau d’eau courante est en décrépitude. Ils arrivent, installent leurs pompe, pillent la nappe phréatique, rajoutent quelques sels minéraux et autres substances dans la flotte, la conditionnent en bouteille plastique, font un peu de marketing et hop, imposent leur solution pour lutter contre l’eau polluée, en vendant de l’eau potable en bouteille dont parfois le prix du litre est plus élevé que celui de l’essence! Au Pakistan, posséder une bouteille de Pure Life est devenu un signe extérieur de richesse. On se balade dans la rue avec sa bouteille comme on exhiberait une Rolex! Au Nigéria, on s’en fout de la Pure Life car on ne peut tout simplement pas de quoi se payer cette eau luxueuse.

 

 

Urs Schnell dénonce aussi la communication mensongère de Nestlé sur son site internet et prend pour exemple ce camp de réfugier en Ethiopie. Sur le site de la firme, Peter Brabeck clame que Nestlé se soucie de sa responsabilité sociale. En installant des puits et favorisant l’accès à l’eau potable à des populations défavorisé. Une fois sur place, dans le camps de réfugier, Urs Schnell se rend compte que le puit est à l’abandon depuis 2004 et que seul l’ordre de St Lazar, avec ses maigres moyens, maintient le dispositif en état de fonctionnement. Le commerce de l’eau, un sujet d’indignation comme un autre, un commerce juteux en tout cas pour Nestlé. C’est ce que montre BOTTLED LIFE, ce documentaire de Urs Schnell qui dénonce les agissements de Nestlé en ce domaine en attendant qu’un jour peut-être, une firme ne décide de commercialiser l’air que l’on respire ! Vous verrez, ça viendra.

 

 

 

 

 

SUMMER GAMES

Jeux de mains,

jeux de vilains!

 

 

Soyons honnête et franc, un film dans lequel on entend un intermède musical qui reprend les partitions de la bo du film de Gilliam BRAZIL ne peut pas être foncièrement mauvais, même si cette musique est jouée par un orchestre de bal à papa dans un camping de Toscane! Bravo à Rolando Colla, le réalisateur de SUMMER GAMES d’avoir eut la délicate attention de glisser ces quelques secondes de bonheur dans un film ou il nous rejoue plutôt une mélodie du malheur. Pour SUMMER GAMES, son 4ème long métrage,  le zurichois d’origine italienne Rolando Colla a donc planter sa caméra et son équipe dans un camping. Attention, ce n’est pas le 4 étoile de Franc Dubosc, plutôt un 0 étoile pointée avec vue sur les latrines et chiotte dans la mer. D’entrée de jeu, on sent que ces vacances estivales ne seront pas de celle qui se déroulent tranquillement. Il y aura de la tension et peu de répit dans cette famille au bords du gouffre. La faute à un père violent avec sa femme et ses enfants, une violence qui déteint sur son fils, le plus grand, Nic. Du haut de ses 13-14 ans, Nic s’embrouille avec d’autres gamins, dès le premier jour sur la plage. Parmi ce groupe, une jeune fille de l’âge de Nic qui recherche son père disparu. Elle ne l’a jamais connu et songe sérieusement à le rencontrer. D’autant qu’elle a retrouvé sa trace.

 

SUMMER GAMES raconte donc, depuis le point de vu de Nic, ces quelques jours passées à jouer dans un champ de maïs au jeu du tueur, sorte de chasse à l’homme entre mômes qui se conclue toujours par une arrestation et l’exécution d’un châtiment. Entre deux parties, les parents de Nic tentent de se rabibocher. Mais le mari, blessé dans sa fierté car sa femme a eut une augmentation sans lui dire et gagne plus de fric que lui, va continuer à la frapper malgré lui… Cette violence envers cette femme s’exprimera aussi envers son fils Nic. Une soirée karaoké ne suffira pas à ce papa submergé par la culpabilité, bouffé de l’intérieur, conscient qu’il est un fumier, à se faire pardonner…

 

SUMMER GAMES, un drame en partie autobiographique pour Rolando Colla, un film avec tout de même bien des défauts, sans doute pour cela qu’il n’a pas été retenu dans la course aux Oscar. SUMMER GAMES était le représentant suisse et le film a été écarté, à cause de quelques défaut, sans doute notamment, le manque de réalisme dans les scènes ou s’exprime la violence. L’acteur qui incarne le père est sans cesse sur la réserve. On voit bien que ce sont des claques de cinéma. Et puis surtout, avec un père pareil, il y avait matière à parricide. En guise de cela, on doit se contenter d’une fin ou on rase le champ de mais dans lequel les gamins jouaient ! les vacances sont finies, le film aussi…

 

 

 

 

ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE:

Un éléphant à la retraite, ça ne trompe plus énormément

 

 

Aujourd’hui, finaliser un projet de film original qui vous tient à cœur est devenu une mission impossible. Soit vous êtes un tâcheron au service d’une industrie de consommation qui vous dicte votre travail et vous vous engagez à réaliser des œuvres insipides dont vous n’avez que faire, soit vous êtes condamné au silence par une industrie qui ne veut prendre aucun risque, et surtout pas celui de financer des films polémique ou pire, des films au succès incertain. Les temps sont dures pour les auteurs. Si Laurent Bouhnik avec son Q en sait quelque chose, Yves Boisset, le cinéaste français le plus censuré aussi. A ce propos, je vous recommande la lecture de son bouquin LA VIE EST UN CHOIX paru chez Plon et qui regorge d’anecdotes savoureuse. En plus de 30 ans de carrière, l'auteur de films remarquables comme Le Juge Fayard, Le Prix du Danger, Radio Corbeau ou encore Dupont Lajoie n’a jamais connu la paix: censure, menaces, attentats, pressions diverses ... il a tout connu. Ca a commencé en 1970 avec Un condé. Le film a été interdit totalement pendant plus de six mois, jusqu’à ce qu’il coupe 12 minutes et retourne entièrement une scène d’interrogatoire de police particulièrement musclé. Sur le Juge Fayard, dit le Shérif, retraçant l'assassinat du juge Renaud, on l’a obligé à coller des bip à chaque fois que le terme SAC était employé, le SAC, une organisation paramilitaire secrète à la solde de De Gaulle et chargé de nettoyer la France de la vermine coco. Le plus rigolo, c’est que dans les salles de cinéma, à chaque bip, les gens gueulaient SAC ! Mais ça n'a pas empêché les emmerdements. Un soir, raconte-t-il, « des mecs me sont tombés dessus en bas de chez moi et m'ont cassé le nez. Ma bagnole a été défoncée à coups de masse, toutes les vitres explosées, sauf celle du conducteur, sur laquelle ils avaient marqué "bip-bip". Plus tard, il y a eu la commission d'enquête parlementaire, on m'a demandé de venir témoigner sur ce que je savais du SAC. On vient me chercher avec deux bagnoles  blindées bourrées de flics, on m'amène toutes sirènes hurlantes à l'Assemblée Nationale, on me fait entrer pas les souterrains, encadrés par des types avec fusil à pompe. Pendant une heure et demie, on me pousse au crime, on veut me faire dire des choses que j'ignore. Et, à la fin, on me dit : Merci, monsieur, vous avez été très courageux. Et on me lâche dans la rue et je suis rentré en métro chez moi ». Yves Boisset un cinéaste politique qui a donc expérimenté la loi des emmerdements maximum depuis les années 70 et qui aujourd’hui ne trouve plsu de pognon pour faire ses films. Oui, parce que aujourd’hui, la censure est devenue moins frontale, plus insidieuse, plus mesquine mais tout aussi efficace. Elle est d’ordre économique. Boisset a plein de films en tête qui resteront de l’ordre du fantasme. Qui financera en France son film sur la France Afrique ? Aucun des 4 grands groupes ne prendra ce risque car tous les politiques de gauche comme de droite sont mouillés

 

 

Dans une moindre mesure, Stéphane Robelin a lui aussi dû composer avec la censure économique. Stéphane Robelin sort cette semaine son second long métrage intitulé Et Si On Vivait Tous Ensemble, un film qu’il ne voulait pas forcément faire. Mais il a besoin de travailler, de bouffer, alors il l’a fait. En 2004, Stéphane Robelin  sort de l’ombre avec Real Movie, un long métrage complètement barré tourné en Dv, hors du système. Ce premier essai convainquant raconte comment un étudiant en cinéma réapparaît subitement dans la vie de son copain d’enfance, caméra au poing, s’incruste chez lui et le manipule pour en faire le héros de son film. Ce succès d’estime plus que public n’a pas suffit a convaincre les financiers pour son second long métrage. Il a donc du revoir sa copie, choisir un sujet de société qui ne lui tenait pas plus que ça à cœur, mais dont il imaginait qu’on le financerait facilement.

 

 

Détrompez-vous, la vieillesse, la maladie, les histoire de viagra et de zizi panpan chez les séniors, c’est pas ce qui fait triper les producteurs et els banquiers ! Et même si vous insistez pour traiter le sujet sur le mode de la comédie douce amer. Tabou oblige, le financement de ce long métrage n’est pas allé de soi. Le tournage a même connu un premier faux départ en 2007. Après une interruption d’un an, Stéphane Robelin a pu reprendre son projet grâce à des capitaux allemands, mais il a fallu germaniser le casting. Du coup, l’acteur Daniel Brhul a rejoint le film, ce qui a modifié deux ou trois petites choses. Donc oui, la censure est aujourd’hui économique . elle modifie considérablement la production, l’offre cinématographique et quand les films se font, leur contenu. A cause d’elle, les spectateurs que nous sommes sont obligés de nous farcir des œuvres réalisées en toute retenue, dont on sent bien qu’elles pourraient aller tellement plus loin, mais elles n’y vont pas. C’est le cas ici avec ce film de Stéphane Robelin, ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE, un long métrage qui met en scène Jane Fonda, Géraldine Chaplin, Claude Rich, Guy Bedos, Pierre Richard et le jeune Daniel Brhul… Casting de luxe pour film mineur, mais film tout de même. Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne sont liés par une solide amitié depuis plus de 40 ans. Alors quand la mémoire flanche, quand le coeur s’emballe et quand le spectre de la maison de retraite pointe son nez, ils se rebellent et décident de vivre tous ensemble pour éviter la maison de retraite. Le projet paraît complètement dingue, mais même si la promiscuité dérange et réveille de vieux souvenirs, une formidable aventure commence : celle de la communauté... à 75 ans ! 

 

 

Et si on vivait tous ensemble ? un film en mode mineur sur une angoisse majeure, bien naturelle, très humaine, qui s’amplifie avec le temps:  la peur de la solitude lorsque la dernière heure approche. Chacun l’a gère à sa manière. Il y a Pierre Richard qui ne gère rien du tout à cause de la perte de mémoire; il y a Claude Rich qui, désireux de repousser les limites de l'âge, ne veut pas perdre une miette des quelques années qui leur reste en essayant de maintenir une vie sexuelle active. Il y a encore Jane Fonda celle qui face à la maladie, préfère faire semblant, se taire et  préparer son enterrement sans en parler à son mari, choisissant de vivre ses derniers moments comme elle l'entend… Bref, malgré des personnages bien croqués et quelques scènes assez poilantes, malgré le plaisir de revoir cette tripotée de légende du cinéma, il manque ce petit grain de folie, un supplément d’âme dans ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE pour en faire un film marquant un peu comme si finalement, Un éléphant à la retraite, ça ne pouvait plus tromper énormément…

 

 

 

 

 

HORS SATAN

Bon Dieu de film!

 

 

Pour aujourd’hui, j’ai du costaud, le nouveau film de Bruno Dumont, un auteur qui a su s’imposer, imposer sa griffe, sa patte, sa manière de concevoir le cinéma en 15  ans et 6 films, pas plus….Bruno Dumont est un descendant direct de Maurice Pialat,  le genre qui pratique un cinéma sans gras. Dumont Pialat même combat avec cette recherche permanente de ce cinéma sec, le plus épuré possible pour raconter avec le plus de justesse possible, la nature humaine. Dumont ne travaille en principe jamais avec des acteurs professionnels. Ca ne l’intéresse pas puisque les pro sont dans la fabrication et que lui, il recherche la pureté, la vérité. Il a en plus des méthodes de tournages bien à lui: Il ne fout rien du tout sur le plateau, il attend. Il guette l’accident. Pour lui, le cinéma, c’est tout sauf d’essayer de traduire ce qu’il a écrit. De toute façon, c’est vite vu, il n’écrit rien, ou alors trois fois rien! Simplement, il place ses acteurs dans des situation précises et il attend que quelque chose arrive. Du coup, devant un film de Dumont, le spectateur peut avoir l’impression qu’il ne passe rien, et pourtant, il s’en raconte des chose dans ces successions de plan ou on croit qu’il ne passe rien. Pas d’erreur, les films de Bruno Dumont appartiennent immanquablement à un registre de longs métrages dit radicaux, le genre de film qui font fuir 95% des spectateurs. De toute façon, là encore Bruno Dumont s’en fout. Pour preuve cet extrait d’interview accordée à un journaliste de Kinok.com au moment de la sortie en salle de 29 palms. C’était en 2003 je crois… je cite Dumont : « Le problème avec le cinéma, c'est le spectateur. Jusqu'où peut-il aller ? Qu'est-ce qu'il peut entendre ? Qu'est-ce qu'il peut comprendre ? Dans les salles de cinéma, il y a plein de connards, il y a plein de nazes ! Le public. j'en n'ai rien à foutre ! Pour moi, le public est un individu. L'individu m'intéresse. Mais le gros tas de gens assis dans un cinéma, je m'en fous. La quantité de spectateurs qui rentrent dans la salle, j'en n'ai rien à foutre. Par contre, la qualité du rapport avec le spectateur-individu et le film, ça, ça me passionne vraiment. Je respecte l'individu, mais le public j'en n'ai rien à foutre. Le public, c'est la tyrannie d'aujourd'hui, une vraie calamité. La seule résistance possible, c'est de faire des films radicaux pour des individus. Quand je vois certains jeunes de 16-17 ans, qui parlent, je ne comprends même pas ce qu'ils disent. C'est ça le problème. C'est dramatique. C'est pour ça qu'on voit des films aussi cons. On voit des films cons parce qu'il y a des cons. C'est très simple à comprendre. Et c'est pas élitiste de dire ça de ma part. Je pense que le problème du cinéma aujourd'hui est un problème politique, de civilisation. Si on continue à passer des conneries à la télé, on aura des cons, c'est clair. C'est pour ça que dans les années 70, vous aviez des cinéphiles. Le spectateur de cinéma d'aujourd'hui n'est pas un spectateur, c'est un consommateur. Il consomme les films avec les cartes machin, il rentre dans une salle et si le film ne lui plaît pas, il sort tout de suite. Donc, ça va être de plus en plus difficile de faire du cinéma si on ne fait pas la révolution ».  Fin de citation de Bruno Dumont. Voilà le genre de propos qui permet de réellement situer ce personnage sur l’échiquier du cinéma français, Dumont, c’est un cheval fou, en tout cas, ce n’est pas un pion… Reste que son nouveau film HORS SATAN sera donc programmé dans une salle de cinéma avec des spectateurs, enfin du moins, on l’espère… Reste à savoir ce que vous réserve cette nouvelle expérience cinématographique intiutlée HORS SATAN ? Telle est la question qui vous tarabuste après cette introduction...

 

 

Et bien déjà ne vous laissez pas abuser par le titre car Bruno Dumont n’en a rien à cirer des délires mystiques. Dieu, le Diable, sa queue et toutes ces conneries ne trouvent aucune grâce a ses yeux ! Alors pourquoi ce titre? Parce qu'il fallait bien en trouver un qui soit accrocheur et accessoirement parce qu'il sera question du bien et du mal dans ce nouveau long métrage ou Bruno Dumont se penche au chevet d'un type énigmatique, dans une région de bord de mer, avec ces dunes et ces grandes étendues de verdure. La nature, et les corps qui évoluent au milieu de cette nature, voila ce qui passionne le cinéaste. Pour le coup le film part sur les chapeaux de roue, à 2 à l’heure . Un type en godillots, jean’s, blouson et pull-over marche à travers champ ou au bord d'une route. Cette entame dure bien dans les 10 minutes, 10 minutes sans un dialogue, 10 minutes à contempler ce mec de dos, de face ou de profil. On le suit ainsi jusqu'à ce qu'il retrouve une jeune fille en pleure devant une ferme. « J'en peux plus », dit-elle en essuyant ses larmes. « Et bien tu sais ce qu'il reste à faire », répond-il. Oui, il faut  se taper 10 minutes de film sur le même mode où les deux partent à la recherche d'un fusil planqué dans un phare. Avant d’atteindre leur destination, alors que les 2 êtres perdus dans un plan ultra ultra large semblent immobiles au milieu des dunes, on ne peut que rester baba devant la profondeur de champ de cette image qui s’éternise. Et c’est pile au moment où l’œil s’arrête sur un tout petit détail, un phare qu’on distingue à peine au loin, que Bruno Dumont donne un coup de sécateur et impose juste derrière ce plan, un nouveau plan fixe où les deux personnages marchent devant le phare! Une fois leur fusil en main, le couple rebrousse chemin, retourne à la ferme et bute le père de la demoiselle. Il y avait certainement de l'inceste, voire du viol dans l'air, une constante dans le cinéma de Bruno Dumont. Y a toujours au moins un viol dans ses films. La mère attristée par ce crime ne condamne pas sa fille. Au contraire, elle s'excuse pour tout le mal que ce salopard lui a fait. Il a mérité son châtiment. Le film pourrait se terminer là. Pas question. Il y a encore de la pellicule à imprimer, des kilomètres et des kilomètres pour voir ces personnages marcher, prier et un peu chahuter. La fille aimerait tellement s'offrir à son chevalier servant mais il refuse catégoriquement ses avances. On comprendra plus tard qu'il vaut mieux pour elle ne pas s'accoupler avec cette bête curieuse au sperme mortel. 

 

 

HORS SATAN, un film avec encore une scène d’exorcisme, le meurtre de Bambi et le tabassage d’un garde forestier, tout ça filmé uniquement en plans fixes, des plans qui s'étirent jusqu'à l'indigestion. Quand on ne voit pas les personnages mettre des plombes à rentrer et sortir du champ de la caméra, on a droit à des gros plans sur des visages qui n’en finissent plus, le temps que les comédiens miment toutes sortes d'émotions comme la peur, la panique, la joie, la surprise... HORS SATAN, du Bruno Dumont dans toute sa splendeur, de la branlette intellectuelle diront certain… oui, c’est vrai, mais ça peut avoir du bon de se tirer sur la nouille… .enfin bref, la Bonne nouvelle c'est que HORS SATAN dure 1h50 alors qu'à l'origine, le film devait compter une heure de plus! 

 

 

 

 

 

 

 

LISTE DES CRITIQUES PUBLIEES

SUR LA PAGE

Année 2012

 

Deep End - J. Edgar - Sleeping Bauty - Le Moulin et La Croix

 

 

LISTE DES CRITIQUES PUBLIEES

SUR LA PAGE

Année 2011

 

 

La Delicatesse - A Dangerous Methode -Mission Impossible 4 - Hollywoo - Hysteria - Hugo - Le Tableau - Carnage - Black Gold - Happy Feet 2 - Les Lyonnais - Kings of Devil Island - In Time - Michael - L'Ordre et la Morale - The Guard - La Source Des Femmes - Khodokovsky - Toutes Nos Envies - Mon Pire Cauchemar - Contagion - Intouchable - Forces Spéciales - L'Exercice de l'Etat - Tintin le secret de la licorne - Poulet aux Prunes - Johnny English - Polisse - De Bon Matin - Le Skylab - Bienvenue à Bord - Des Hommes Libres - We Need To Talk About Kevin - La Planque - Identité Secrète - Un Heureux Evènement - La Fée - Vol Spécial - L'Apollonide - L'Affaire Rachel Singer - Pater - Guantanamo Trap - Pourquoi tu Pleures? - Limitless - Low Cost - Dans la Maison du Père - Monsieur Papa -Le Baiser Papillon -The Eagle - Water For Elephant - La Solitude des Nombres Premiers - Aurevoir Taipei - Thor - Source Code - Et Soudain tout le Monde me Manque - Le Chaperon rouge - Tomboy - La Proie - Rio 3D - Scream IV - Octubre - Titeuf - Silent Souls -Tous les Soleils - Los Colorès de la montana - Je n'ai rien Oublié - Une Pure Affaire - Carlos - L'Agence - La Ligne Droite - We Want Sex - Paul - Le Rite - Lumière - Le Marquis - Rango - Les Femmes du 6ème etage - The Hunte - Winter's Bone - Avant l'Aube -127 heures - True Grit - Les Prophètes du Temps - Même La Pluie -  Largo Winch II - Ivory Tower - Le Discours d'un Roi - Devil - Black Swan - Tron l'Héritage - Les Chemins de la Liberté - Poupoupidou - Comment Savoir - La Petite Chambre - Au Dela - Les Emotifs Anonymes - Skyline - Année Bissextuile - L'Enfance d'Icare - Le Fils à Jo - Green Hornet - Honeymoons - The Next three Days - Somewhere - Le Voyage du directeur des RH - Encore un Baiser 

 

 

 

LISTE DES CRITIQUES PUBLIEES

SUR LA PAGE FESTIVALS

 

NIFFF 2011:

Insidious - Mirages - Les nuits rouges du bourreau de jade - The Unjust - The Violent Kind - Hobo With a Shortgun - Super - Good Neighbors - Ninja Kids

 

ANNECY 2011:

Colorful, Chico et rita, Prodigies, Geen Days, Le chat du Rabin

 

CANNES 2011:

The Les Géants - Drive - Exercice de l'Etat - La Piel que Habito - Melancholia - La Conquête - Hors Satan - Le Havre - Snowtown - Et Maintenant on va ou? - Tree Of Life - Take Shelter - Micheal - 17 filles - The Artist - La Guerre est Déclarée - Le Gamin au Vélo - Miss Bala - Habemus Papam - Polisse - Kevin - The Slut - Sleeping Beauty - Midnight in Paris

 

 

NIFFF 2010:

The Crazies, Valhalla Rising, Tannöd, enter The Voïd, 5150 rue des Ormes, Dream Home, Strigoi, Black Death, Transfert

 

 

  

 


LISTE DES CRITIQUES PUBLIEES

SUR LA PAGE 2010



Vénus Noire - Machete - A Bout Portant - Mon Pote - Fair Game - Raiponce - Harry Potter - Illegal - Le Nom des Gens - No et Moi - RED - Welcome to The Rileys - Mother and Child -  Unstoppable - Potiche - Rubber - Draquilla - Date Limite -Buried - L'Homme Qui Voulait Vivre sa Vie - Guru - La Princesse de Montpensier - The American - Le Royaume de Ga'hoole - Sauvage - Il Reste du Jambon - Un Homme qui Crie - Les Petits Mouchoirs - Biutiful - Social Network - Kaboom - The Kids Are All Right - Moi Moche Méchant - Summer Wars - Prud'homme -Vous allez Rencontrer un Bel et Sombre Inconnu - Sans Queue ni Tête - Donnant Donnant - Wall Street l'argent ne dort jamais - L'Amour fou selon YSL - Les Amours Imaginaires - Lo Mas Im portante de la Vida - Miel - Simon Werner a Disparu - Hors La Loi - Mange Prie Aime - Notre Jour Viendra - The Town - Miral - Cosa Voglio Di Più - Oncle boonmee - Des Hommes et Des Dieux - The Killer Inside Me - Tournée - Copacabana - Les Mains En l'Air - Shrek4 il était une fin - Splice - Breath Made Visible - Kiss And Kill - Ordinary People - L'Ilusionniste - Mammuth - moon - Crazy Night - Que Justice Soit Faite - L'Amour c'est mieux à 2 - J'ai Oublié de te Dire - Cellule 211- cold Souls - Imogène - Iron Man II - La Révélation - Nénette - En Eaux Troubles - Blanc Comme Neige - Kick Ass - Chaque Jour est une Fête - Camping2 - Green Zone - Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc Sec - L'Arbre et la Forêt - Chasseur de Primes - Coursier - Le Choc des Titans - White Material - Ajami - Dragons - Pièce Montée - Têtes de Turcs - Les Invités de mon Père - Complices - Chicas - Fleur du Désert - Tout ce qui Brille - L'Immortel - Alice aux Pays des Merveilles - La Horde - L'Arnacoeur - Les Chèvres du Pentagone - La Rafle - Two Brothers - Tétro - Shutter Island - Ghost Writer - Vero - La Disparition de Giulia - Nine - From Paris With Love - Single Man - Hors de Controle - Le Mac - Lovely Bones -Les Chats Persans - Marsdreamers - L'Autre Dumas - I Love you Phillip Morris - Le Refuge - Protéger et Servir - sherlock Holmes - Brothers - La Princesse et la Grenouille - Plus Là Pour Personne - Gainsbourg Vie Héroïque - In The Air - A Serious Man - Le Livre d'Eli - Mister Nobody - Un Petite Zone de Turbulence - Invictus - Bliss - Bright Star 




 

  

LISTE DES CRITIQUES PUBLIEES

SUR LA PAGE
2009

 

Avatar - Limits of Control - Rapt - Paranormal Activity - Le Drôle de Noël de Scrooge - New York I Love You - Le Vilain - Il Grande Sogno - Sin Nombre -2012 - Tu n'Aimeras Point - A l'Origine - Les Herbes Folles - Coeur Animal - Micmacs à Tire Larigot - Tempête de Boulettes Géantes - Bassidji - Mission G - Lucky Luke - Idiots and Angels - Funny People - Mlle Chambon - Mary And Max - Le Petit Nicolas - Amerrika - Le Dernier Pour La Route - La Proposition - La Boîte de Pandore - L'Armée du Crime - Fish Tank - District 9 - Meurtres à la St Valentin 3D - Les Regrets - J'ai tué ma mère -Le Hérisson - Very Bad Trip - Country Teacher - Ne Te Retourne pas - Jeux de Pouvoir - La Teta Asustada - Man On Wire - Looking for Eric - Les Beaux Gosses - Genova - Jusqu'en Enfer - Je Vais te Manquer - Coraline -Terminator - Departures - The Women - Etreintes Brisées - Villa Amalia - Star Trek: L'Avenir En Marche - X Men Origines: Wolverine - Un Mariage de Rêve - Tulpan - Le Missionnaire - Moscow Belgium - Coco Avant Chanel - The Boat Tha Rocked - Delta - Two Lovers - Ponyo sur la Falaise - Chéri - The Reader - Safari - Prédictions - La 1ère Etoile - Duplicity - Les 3 Royaumes - Tokyo Sonata - Le Chihuahua de Béverly Hills - Welcome - L'Enquête - Watchmen - Milk - Si loin (Que Tan Lejos) - Le 1er Cercle - Marley And Me - Gran Torino - Cyprien - Marcello Marcello - Bellamy - Ce que pensent les hommes - Le Code a Changé - Banlieue 13 : Ultimatum - La Panthère Rose 2 - La Frontière de l'aube - Eléve Libre- Ricky - Eden à L'Ouest - La Légende de Despereaux - L'Etrange Histoire de B. Button - PicNic - Volt - Lol - Du Bruit Dans La Tête - King Guillaume - Valkyrie - Espion(s) - Yes Man - Et Après - Défiance - Louise michel - Il Divo 

 

 

 
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